Nous avons produit les pièces graphiques du lot CVC d’un plateau de laboratoires et de bureaux, au premier étage d’un immeuble tertiaire du 13e arrondissement de Paris, au stade du dossier de consultation des entreprises. Trois documents sont présentés : le plan de climatisation-ventilation, le synoptique aéraulique et le synoptique hydraulique. Le bailleur, le preneur, l’immeuble et l’adresse sont anonymisés.
Fiche de mission
| Lieu | Paris, 13e arrondissement |
|---|---|
| Bien | Plateau de niveau 1 dans un immeuble tertiaire en exploitation, terrasse technique en dernier niveau |
| Programme | Deux laboratoires, SAS, laverie, local froid, open space 18 postes, bureau 2 postes, deux bureaux individuels, réunions 9,4 m² et 15 personnes, coin cuisine |
| Notre mission | Lot CVC : chauffage, ventilation, climatisation, production et distribution d’eau glacée. [[À CONFIRMER : périmètre contractuel de la mission]] |
| Intervenants | Bailleur, preneur, architecte et aménagiste, tous anonymisés |
| Phase | DCE, indice 0, juin 2025 |
| Documents | Trois planches A0 : plan climatisation-ventilation niveau R+1, synoptique aéraulique, synoptique hydraulique |
| Puissances froid | 47 kW sur la boucle laboratoires, 34 kW sur la boucle bureaux |
| Surface | [[À CONFIRMER : surface du plateau traité]] |
| Durée | [[À CONFIRMER : durée de l’étude et calendrier de consultation]] |
Le point de départ
Le plateau occupe une partie du niveau 1. Paliers d’ascenseur, cages d’escalier et locaux techniques restent hors projet : ils apparaissent en grisé. Le lot se raccorde sur des attentes laissées par le bailleur, en aéraulique comme en hydraulique, et sur un conduit PVC existant pour l’extraction. Une centrale de l’immeuble dessert déjà une partie des locaux.
Ces documents sont des pièces de conception. Ils montrent ce qui est prescrit, pas ce qui sera posé. [[À CONFIRMER : état du plateau avant travaux]] [[À CONFIRMER : équipements existants conservés ou déposés]]
Ce que le projet imposait
Six contraintes ont cadré l’étude.
- Une hauteur libre faible. Les hauteurs sous faux plafond relevées vont de 2,33 à 2,79 m, alors que les gaines principales atteignent 800 × 400 mm. Le tracé passe avant le calepinage.
- Un immeuble en exploitation. Circulations communes et locaux techniques restent hors projet : le lot s’arrête sur des attentes, dont il faut vérifier section et débit.
- Deux payeurs. Le bailleur fournit un réseau de froid urbain et prend à sa charge un comptage frigories ; le preneur finance une production dédiée. La limite se dessine, elle ne se raconte pas.
- Un laboratoire à traiter en propre. Le local repéré L2 reçoit un SAS, une extraction dédiée et une détection de CO2. [[À CONFIRMER : les repères L1 et L2 désignent-ils des niveaux de confinement biologique]]
- Des traversées coupe-feu. Chaque franchissement de paroi repéré reçoit un clapet coupe-feu deux heures.
- Une production en terrasse. Le groupe froid est implanté en terrasse technique : canalisations acier calorifugées sous Isoxal et rubans chauffants à l’extérieur, PVC à l’intérieur.
Le parti pris technique
Deux systèmes de ventilation plutôt qu'un seul
Le laboratoire L2 reçoit sa propre centrale de traitement d’air, une STERBLOC 6000 EG-RE-HU H de 6 000 m³/h, et son propre extracteur de 1 135 m³/h raccordé sur un conduit existant. Les bureaux, la laverie, le local froid et le laboratoire L1 restent sur la centrale existante de l’immeuble. Raccorder le L2 sur cette centrale coûtait moins cher, mais rendait un local sensible dépendant d’un équipement partagé et remettait en cause l’équilibrage d’un réseau qui n’est pas le nôtre.
Deux boucles d'eau glacée sur deux sources
La zone laboratoires, laverie et local froid est alimentée en 47 kW froid depuis un groupe froid dédié en terrasse, avec module hydraulique, pompe double et vase d’expansion. La zone bureaux est alimentée en 34 kW froid depuis le réseau de froid urbain de l’immeuble. Une boucle unique aurait simplifié la distribution ; elle aurait aussi mélangé deux périmètres de facturation et fait dépendre les laboratoires d’un réseau partagé.
Les limites de prestation portées au plan
Trois annotations marquent où notre lot s’arrête et où celui du bailleur commence, en aéraulique comme en hydraulique. Le comptage frigories est placé sur cette limite. Dans un immeuble multi-preneurs, la limite de prestation est la première source de litige : écrite sur le plan, elle ne se négocie plus en réunion de chantier.
L’exploitation est traitée au même niveau : bus GTC et report d’alarme sur les deux zones, thermostat par terminal, désembouage par vortex Drag’eau, bacs basculants pour la maintenance.
Déroulé de l'étude
- Relevé de l’existant et des attentes. Vigilance : relever la section et le débit réellement disponible sur chaque attente du bailleur, avant tout calcul.
- Bilans par local. Vigilance : un laboratoire se dimensionne au renouvellement d’air, un bureau à la charge thermique. Deux logiques, deux calculs, un seul plateau.
- Découpage des réseaux. Vigilance : arrêter tôt ce qui reste sur l’existant et ce qui passe en neuf. Ce découpage conditionne le montant du lot.
- Dimensionnement aéraulique. Vigilance : confronter chaque section de gaine à la hauteur libre du local traversé, plan en main, avant de figer le tracé.
- Dimensionnement hydraulique et comptage. Vigilance : placer le comptage à la limite de prestation, pas à l’endroit le plus accessible.
- Synoptiques et pièces écrites. Vigilance : un synoptique sans débits ni diamètres ne sert à rien à l’entreprise qui chiffre.
Trois points de détail
Le plan : le tracé confronté au bâtiment
La couleur distingue six familles de gaines : pulsion et reprise de la centrale du laboratoire, de la centrale existante, des ventilo-convecteurs. S’y ajoutent les réseaux d’eau glacée, les thermostats, les détecteurs de CO2, les registres motorisés, les clapets coupe-feu deux heures, les diffuseurs et grilles. La centrale du laboratoire est cotée : 2 490 × 1 430 × 1 070 mm pour 560 kg, ce qui conditionne son accès et son support.
Le synoptique aéraulique : un débit par local
Chaque local porte son débit soufflé et son débit repris. Le laboratoire L2 reçoit quatre bouches à 1 477 m³/h et deux à 2 500 m³/h ; l’open space descend à 60 et 180 m³/h par bouche ; la réunion 15 personnes monte à 420 m³/h. Les antennes suivent : 800 × 400 mm pour 6 000 m³/h en sortie de centrale, 500 × 300 mm pour 2 620 m³/h vers les bureaux, 400 × 250 mm pour 1 410 m³/h en reprise.
Le synoptique hydraulique : deux boucles, deux comptages
La boucle laboratoires porte neuf terminaux, sept gainables et deux cassettes, plus la batterie de la centrale. La boucle bureaux en porte treize, sept gainables et six cassettes. Chaque terminal reçoit sa vanne d’isolement, sa vanne de régulation et son thermostat. Le document porte ce qu’un plan ne montre pas : le sens de l’alimentation depuis le froid urbain, la position du groupe froid et celle des compteurs.
Le résultat livré
Le lot CVC se consulte sur trois planches complémentaires : le plan dit où, le synoptique aéraulique dit combien, le synoptique hydraulique dit depuis quelle source et aux frais de qui.
Ces documents portent l’indice 0, première édition de consultation. Ils évolueront avec les questions des entreprises et les arbitrages du maître d’ouvrage. [[À CONFIRMER : indice en vigueur à ce jour]] [[À CONFIRMER : entreprise retenue et date de démarrage]]
Ce que ce dossier dit de notre méthode
Sur un plateau partagé entre deux payeurs, la difficulté n’est pas de dimensionner : elle est de dire où s’arrête chacun. Nous portons donc la limite de prestation sur le plan, nous plaçons le comptage dessus, et nous doublons chaque plan d’un synoptique qui montre la source. Ces habitudes coûtent quelques heures et évitent une discussion de chantier dont personne ne sort gagnant.
Dans quels cas cette méthode s'applique
Critères favorables : plateau preneur dans un immeuble multi-locataires, programme mixte, réseaux du bailleur disponibles en attente, terrasse capable de recevoir une production dédiée.
Limites : sur un bâtiment mono-utilisateur, séparer les boucles et multiplier les comptages ajoute un coût sans contrepartie. Si la hauteur libre descend encore, des gaines de cette section ne passent plus : le débat se déplace vers des terminaux autonomes.
Questions fréquentes
Pourquoi une centrale dédiée au laboratoire plutôt que celle de l'immeuble ?
Parce qu’un local sensible ne doit pas dépendre d’un équipement partagé avec d’autres preneurs, et parce que s’y raccorder aurait remis en cause l’équilibrage d’un réseau existant. La centrale dédiée coûte plus cher à l’investissement et se justifie par l’autonomie d’exploitation qu’elle procure.
Pourquoi deux boucles d'eau glacée sur deux sources ?
Parce que les deux zones ne sont pas payées par le même intervenant. Le froid urbain de l’immeuble alimente les bureaux, avec un comptage à la charge du bailleur ; un groupe froid en terrasse alimente les laboratoires, à la charge du preneur. La séparation suit la facturation.
À quoi sert un synoptique quand on a déjà le plan ?
Le plan montre le tracé, pas la logique. Le synoptique donne la source, l’ordre des organes, les débits et les diamètres sur une seule ligne lisible. Une entreprise y vérifie en quelques secondes ce qu’un plan au 1/50 oblige à reconstituer local par local.
Que change une hauteur libre de 2,33 m ?
Elle contraint le passage. Avec des gaines de 800 × 400 mm, le volume disponible en plénum se réduit vite, surtout aux croisements. Le tracé se décide alors avec les autres lots, et certains conflits se règlent en déplaçant un terminal plutôt qu’en écrasant une section.
Récapitulatif technique
| Poste | Disposition retenue |
|---|---|
| Traitement d’air laboratoire | Centrale STERBLOC 6000 EG-RE-HU H, 6 000 m³/h, 2 490 × 1 430 × 1 070 mm, 560 kg, avec batterie phonique |
| Extraction laboratoire | Extracteur 1 135 m³/h raccordé sur conduit PVC existant |
| Ventilation bureaux et L1 | Centrale existante de l’immeuble, antennes 500 × 300 et 400 × 250 mm |
| Production d’eau glacée | Groupe froid en terrasse (module hydraulique, pompe double, vase d’expansion) ; froid urbain pour les bureaux |
| Boucles | DN 50/60 – 47 kW froid côté laboratoires ; 34 kW froid côté bureaux avec comptage frigories. [[À CONFIRMER : DN de la boucle bureaux, DN 40/49 au plan et DN 50/60 au synoptique]] |
| Terminaux | Neuf côté laboratoires, treize côté bureaux ; gainables et cassettes, vanne d’isolement et de régulation par terminal |
| Sécurité et régulation | Clapets coupe-feu deux heures, détection CO2 avec centrale, écran tactile et avertisseur ; thermostat par terminal, bus GTC et report d’alarme |
| Calorifuge et traitement d’eau | Acier calorifugé sous Isoxal et rubans chauffants en extérieur, PVC en intérieur ; désembouage par vortex Drag’eau |
Faire étudier votre lot CVC
Vous prenez à bail un plateau dans un immeuble en exploitation et vous devez raccorder un programme mixte sur les réseaux du bailleur. Envoyez-nous le plan d’aménagement et les attentes disponibles : nous vous disons ce qui se raccorde et ce qui demande une production propre.
À lire ensuite : notre mission de bureau d’études fluides, nos études CVC et l’étude électrique d’un plateau de bureaux à Clichy.
Mots-clés : étude CVC laboratoires et bureaux Paris, bureau d’études fluides plateau tertiaire, synoptique aéraulique et hydraulique, boucle d’eau glacée, comptage frigories.

